Une année 2022 sous le signe de la collecte mobile

Une année 2022 sous le signe de la collecte mobile

Une année 2022 sous le signe de la collecte mobile

Voilà 2 ans déjà que vague après vague, la pandémie accélère la transformation digitale de la société. De cette crise inédite est née une opportunité unique pour les organisations caritatives et les acteurs publics de s’appuyer sur le digital pour renforcer la proximité avec leurs donateurs.

En 2022, Carisinfo sera de nouveau à vos côtés pour faire grandir la générosité, en poursuivant et renforçant ses solutions de collecte mobile et drive-to-web.

1 – Formulaires de dons mobile first

Le trafic provenant des mobiles est devenu majoritaire sur les sites internet de nos utilisateurs durant l’année 2021, mais représente moins de 20% des dons en ligne. L’expérience utilisateur reste à améliorer pour se rapprocher du m-commerce qui représente aujourd’hui 22 % du chiffre d’affaires des sites e-commerce selon le dernier bilan annuel de la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance).

C’est pourquoi, nous continuons à optimiser GiveXpert pour la collecte mobile.

Au programme : 

    • amélioration de performance avec des temps de chargement records, 
    • détection de la navigation sur mobile pour rediriger vers un formulaire simplifié,
    • intégration de pages de paiement mobile first, 

2 – Virement instantané pour des « grands » dons en ligne

Les méthodes de paiement s’enrichissent et se simplifient encore avec le virement instantané via le nouveau standard Open Banking qui sera une alternative au e-mandat SEPA dans le cadre des collectes IFI.

3 – Intégrations de GiveXpert avec WordPress et connecteur Zapier

Les intégrations s’enrichissent pour faciliter la gestion de vos campagnes de dons.

Vous disposez désormais de deux outils simples et puissants :

    • un plugin WordPress qui permet d’afficher en temps réel la collecte sur vos formulaires GiveXpert sur votre site internet.  
    • un connecteur Zapier pour vous permettre de créer des automatisations avec d’autres applications en ligne, notamment avec la majorité des outils d’emailing.

4 – Accompagnement clé-en-main pour vos campagnes P2P

Une offre d’accompagnement sur le P2P par notre équipe Lokalero, spécialiste du don en proximité, vous proposera une animation clé-en-main de vos ambassadeurs collecteurs pour renforcer la mobilisation sur vos campagnes de collecte en P2P.

5 – Piloter vos actions de mobilisation avec le suivi statistique

La donnée est la clé de l’optimisation de vos campagnes.

Alors pour suivre l’impact de vos campagnes de mobilisation sur vos collectes en ligne, nous lançons la plateforme de suivi statistiques associée aux objets connectés Lokalero !

L’idéal pour piloter l’animation de vos ambassadeurs et mesurer le succès de vos actions de mobilisation.

Equipe de Carisinfo

En 2022, forts de votre confiance, notre équipe vous proposera également de participer au choix des nouvelles fonctionnalités au travers d’un espace destiné aux utilisateurs. 

Alexandre, Anthony, David, Lydia, Nicolas et Ophélie vous souhaitent une excellente année 2022 alimentée d’énergies positives et inspirée par les projets qui vous font agir pour construire un monde meilleur.

Que la solidarité, la générosité et l’innovation vous accompagnent chaque jour en 2022 !

Webinaire : Comment définir et comprendre vos audiences ? Partie 2 : Utiliser les persona pour créer des collectes de dons

Webinaire : Comment définir et comprendre vos audiences ? Partie 2 : Utiliser les persona pour créer des collectes de dons

Webinaire : Comment définir et comprendre vos audiences ? Partie 2 : Utiliser les persona pour créer des collectes de dons

Intervenant : Bertie Bosredon, consultant spécialiste du digital pour les ONGs

Contenu du webinaire : Bertie vous présente une méthodologie simple pour faire évoluer le digital dans votre organisation avec des exemples, des templates, des confessions et des réponses à vos questions.

Dans cette 2e partie : Bertie vous livre sa méthode d’utilisation des persona pour créer des collectes de dons.

Organisateur du webinaire : Carisinfo

 

Retrouvez ci-après le transcript de l’intervention de Bertie,
correspondant à son intervention vidéo ci-dessus.

Comment définir et comprendre vos audiences ?
Concentrerons-nous dans cette 2e partie sur comment utiliser les persona pour créer des parcours de don.
En effet, une fois qu’on a évaluer la culture digitale de son organisation, on peut commencer à définir ses audiences.

Etape 1 : Définir et comprendre vos audiences

Définir l’engagement

Définir l’engagement

J’essaie d’avoir une définition du mot engagement parce que souvent on me dit : « L’engagement, c’est quand quelqu’un a vu notre post sur Facebook ». Pour moi, ce n’est pas vraiment de l’engagement. L’engagement, c’est vraiment quand il y a une interaction.

Donc c’est bien de définir ça en interne pour être sûr que tout le monde ait la même définition :

  • Qu’est-ce qu’on veut dire par engagement ?
  • Qu’est-ce qu’on veut dire par digital ?

Pour définir l’engagement, plusieurs actions sont à mettre en place :

  • Analyser les résultats Web et CRM.
  • Revoir toutes les stratégies existantes.
  • Créer des groupes de travail avec des personnes de différentes équipes.
  • Faire un travail de priorisation des audiences.
  • Créer des users persona.
  • Travailler des experience maps.

Nous allons voir en détails chacune de ces actions.

Analyser les résultats Web et CRM

Analyser les résultats Web et CRM

L’outil qu’on utilise tous, c’est Google Analytics. Ce que j’essaye de faire, c’est de segmenter. L’exemple que j’ai, c’est pour une organisation professionnelle qui a quelques pages sur leur site et un site dédié aux professionnels. Or, ils utilisaient de 2 rapports différents. L’idée est de pouvoir grouper par contenu et déjà un peu plus par audience. Le 2e exemple, c’est de voir les audiences CRM. On voit par exemple pour cette organisation que le segment majoritaire dans le CRM est une audience assez âgée, alors qu’ils ont des audiences beaucoup plus jeunes sur le Web.

Comment est-ce qu’on réconcilie les deux ?

Il y a deux approches. Il y a les digitaux sceptiques qui vont dire « Ah bah voilà, on voit que les audiences plus jeunes ne convertissent pas. Parce que même sur le web, on voit que c’est toujours les audiences les plus âgés qui convertissent. Ou alors ils donnent moins. » Or, il peut y avoir un autre argument, qui dit que si ça se trouve, s’ils convertissent moins que c’est l’audience principale sur votre site, c’est peut-être que les produits ne sont pas adaptés ou les formulations ne sont pas adaptées. Donc, c’est intéressant de pouvoir faire ces analyses.

Créer des groupes de travail

Créer des groupes de travail

Très intéressant aussi d’avoir des groupes de travail avec des personnes de plusieurs équipes. Pas que les équipes digitales, c’est très important d’impliquer des personnes en dehors du digital. Il faut les faire intervenir, qu’elles partagent leur stratégie. C’est ce groupe de travail qui va préparer les audiences, qui va travailler sur les persona et sur les experience maps.

Faire un travail de priorisation des audiences

Faire un travail de priorisation des audiences

Ensuite, un exercice que je fais souvent, c’est généralement dans une salle. Je l’ai fait il n’y a pas longtemps sur Zoom et c’est beaucoup plus difficile. C’est bien mieux d’être avec un feutre et des flip charts. Donc on liste simplement toutes les audiences. Puis, je leur demande juste de voter. Si vous pouviez n’avoir qu’une ou deux audiences, quelles sont les audiences principales ? Ce qui permet ensuite de créer ce qu’on appelle des personas, c’est à dire des personnes un peu typiques.

Créer des users personas

Créer des users persona

Généralement, les organisations avec lesquelles je travaille ont souvent déjà ces personas qui sont faits par des agences marketing. Moi, j’ai développé un template que je vais vous montrer dans une minute qui est moins marketing et qui est plus pratique au niveau Web.

Donc, là c’est par exemple les audiences de Handicap International, comme je travaille avec eux, que ce soit pour la France ou la Suisse. On a nos audiences types. Et j’ai aussi vu des organisations qui vont avoir ces audiences, en faire des posters et les afficher dans les couloirs, dans les salles de réunion, pour que quand on pense à un projet, quand on pense à un contenu, digital ou pas, on se dise :

  • Est-ce qu’un Graham va vraiment être engagé avec cette campagne ?
  • Est-ce que Caroline va donner ?
  • Etc.

Donc, c’est vraiment sortir de ses pensées internes et vraiment penser aux audiences.

Créer des users persona

Donc mon template n’est pas vraiment marketing, comme je disais, j’essaie de faire un truc assez pratique. Il y a la partie un peu marrante où on imagine la personne, son âge, son nom, mais c’est surtout :

  • Quels sont les sites qu’ils vont visiter ?
  • Est-ce qu’ils sont plus mobiles / tablettes ?
  • Quelles sont les autres ONG qu’ils soutiennent ?
  • Quel est le type de soutien qu’ils leurs apportent ?

Et ensuite, ce qui est important, c’est vraiment :

  • Qu’est-ce qu’on veut d’eux quand ils arrivent sur votre site ?
  • Qu’est-ce qu’ils vont faire en premier ?
  • Est-ce qu’on voudrait qu’il s’inscrive à la newsletter ?
  • On voudrait qu’ils fassent une recherche sur le site et que la recherche fonctionne ?

Dès le début, avoir des KPI et un projet à long terme. Cc’est un peu une représentation qui fonctionne sous Excel, pour voir où on est et où on veut être dans le futur.

Travailler des experience maps

Travailler des experience maps

Ensuite, on a aussi des experience maps : des parcours utilisateur qui sont adaptés pour chaque ONG. Exemple de parcours illustré pour cette ONG : le parcours de quelqu’un qui va demander du soutien à l’organisation. C’est un challenge que je vois souvent : ces personnes, on ne va pas leur demander de dons. Ils sont sur notre site pour recevoir de l’aide et on ne leur demande pas de dons. Et donc dans le projet, c’est de se demander : « A quel moment est-ce qu’on peut leur demander un don pour ce projet particulier ? »

L’ONG voulait vraiment que ces personnes qu’ils avaient aidées, puissent aussi les autres. Donc là, je ne vais pas trop détailler parce que c’est vraiment typique de chaque organisation. Mais selon l’âge, vous pouvez avoir 3 étapes différentes : s’informer, s’engager, soutenir, par exemple. Mais vous pouvez avoir une personne, peut-être un peu plus âgée qui, dès le départ, a fait un don. Ça peut être un don signé dans la rue. Donc que veut dire s’engager pour cette personne-là qui a déjà fait un don ? S’engager ça peut être faire un don régulier, par exemple. Donc, on adapte les différentes étapes au degré d’engagement des utilisateurs.

Etape 2 : Travailler ensemble, faire un plan d’actions ensemble

Penser aux utilisateurs, pas à la structure de son organisation

Pensez aux utilisateurs, pas à la structure de votre organisation

Beaucoup de projets me disent « Voilà, nous, on a nos persona, mais notre organisation travaille en silos ». A mon avis, des silos c’est des trucs qui sont dans un champ. Pour moi, il n’y a pas de silos dans une organisation. Il y a juste des gens qu’on n’a pas vraiment envie de travailler ensemble ou qu’on n’a pas eu l’opportunité de travailler ensemble. Avoir un groupe de travail c’est se dire « OK, on va faire ces parcours utilisateurs basés sur la personne, et non pas sur l’activité de notre département. »

Regarder ce que font les concurrents

Regarder ce que font les concurrents

Quand on a les personas, ce que je demande au groupe de travail, c’est d’aller faire un benchmark des sites des concurrents. Si vous n’avez pas d’outil de benchmarking, au moins, ce qu’il faut faire, c’est regarder ce que font vos concurrents ou les organisations que vous appréciez et qui vous inspirent.

Donc là, ce que j’ai sur cet exemple, c’est déjà au niveau du benchmark, regardez sur certains mots clés comment vous êtes positionnés. Il existe quelques outils qui font ça, gratuit ou payant. Pour moi, l’outil que j’utilise montre aussi les pubs. Ça permet de voir les AdWords, d’avoir un concurrent qui, par exemple, a des AdWords avec comme mot clé le nom de votre association.

Le groupe de travail ensuite, je lui demande d’aller sur des sites concurrents, mais pas en tant que spécialiste collecte ou spécialiste plaidoyer, mais en tant que persona qu’on a défini. Vous imaginez, vous êtes Jeanine, 72 ans. Qu’est-ce qu’il y a sur les sites de vos concurrents comme produits pour cette personne ? Une fois que vous en avez fait un ou deux concurrents, je demande à chacun du groupe d’en faire un ou deux, plus votre propre section ou votre propre site.

Et donc, on fait du client mystère sur son propre site.

Avoir un plan d’actions partagé

Avoir un plan d’actions partagé

Ensuite, ça, c’est un exemple flouté pour des raisons confidentielles. Quand on fait ce genre d’exercice, qu’on a les audiences, qu’on a les parcours utilisateurs, qu’on voit ce que font les autres, on revient très, très inspiré. Donc on a une liste super détaillée de tout ce qu’on veut faire. Et donc, tout ce que je fais ici dans ce tableau, c’est une sorte de priorisation avec :

  • Est-ce que cette action va fonctionner pour telle audience ?
  • Est-ce que c’est difficile à mettre en place ? Au niveau du staff ? Parce que souvent, on ne prend pas en compte le coût des staffs. C’est quelque chose que je prends en compte, surtout sur le coût par acquisition des campagnes Facebook. Je vois combien ça coûte en tant qu’ETP (équivalent temps plein).

Ça nous permet ensuite de voir notre niveau impact engagement, impact marque, impact collecte.

Exemples :

  • Voir que créer des parcours email personnalisés, c’est super, mais que pour cette organisation, on n’est pas encore équipés.
  • Voir qu’améliorer notre positionnement dans les moteurs de recherche, ça va toucher tout le monde et c’est facile parce qu’on a déjà commencé.

Mesurer les résultats

Mesurer les résultats

Voici des exemples de templates qui peuvent être utilisés pour mesurer les résultats ou préparer les résultats. Pour le plan d’action, j’utilise toujours à peu près la même méthode, c’est à dire quelque chose où on prend en compte le temps des équipes.

Cet exemple en bas à gauche, c’est parce que cela m’arrive souvent, en tant que consultant indépendant, d’avoir une organisation qui dit « Nous, on voudrait récolter 500 000 euros en ligne. » Donc, j’ai créé cette petite feuille Excel où je leur dis « C’est tout à fait possible. Il faut savoir que le taux de conversion, c’est entre 2 et 3 %. Donc, si vous voulez récolter 500 000 euros, voilà le type d’investissement qu’il vous faut en fonction du taux de conversion. » C’est plutôt une sorte de réalité pour montrer qu’à l’ère digitale, il n’y a pas de baguette magique et oui, si vous convertissez à 5 % c’est exceptionnel.

L’exemple d’Handicap International

L’exemple d’Handicap International

Ça, c’est juste des exemples. Suite à ces persona, le travail sur les audiences, avec Handicap International, on a commencé à faire des produits un peu plus jeunes, des pages pays, etc. Je vous laisse aller sur leur site pour voir ce qu’ils font.

Etape 3 : Mesurer l’impact et mesurer les résultats

Avoir un process interne avec un dashboard

Avoir un process interne avec un dashboard

Souvent, il n’y a pas vraiment de process interne. Donc je travaille pour faire des process internes, pour permettre de partager les retours sur ces parcours. J’utilise beaucoup Google Data Studio parce que ça permet d’avoir des données qui viennent de Google ou de YouTube. Ce sont des outils utilisés par beaucoup d’ONG. Ce n’est pas gratuit : il n’y a pas de coût direct, mais Google récupère toutes vos données. C’est pourquoi, avec un Handicap International, on pilote Matomo, qui est un outil open source. Je travaille avec une organisation bouddhiste qui refuse d’utiliser Google, donc on utilise aussi Matomo qui permet aussi d’utiliser Data Studio. C’est très utile pour avoir des représentations graphiques.

Doubler rapidement votre taux de conversion en faisant un reporting sur les audiences

Doubler rapidement votre taux de conversion en faisant un reporting sur les audiences

Si vous allez sur Google Analytics ou sous Matomo et regardez le temps passé sur votre site. Vous verrez que 70 à 80 % de vos audiences, de vos visiteurs, restent moins de 10 secondes sur votre site. Donc, pour un projet, j’ai créé un tableau de reporting pour un groupe de travail. Pour ce groupe de travail, ça ne nous intéresse pas d’avoir le nombre de visites, le nombre de sessions, le nombre de pages vues parce que vous savez que ce chiffre est faux. Il n’est pas représentatif. Ce n’est pas qu’il est faux, c’est que c’est un chiffre qu’on va mettre dans les rapports qu’on va donner à nos partenaires, à des sociétés qui veulent travailler avec nous.

En interne, ce qui nous intéresse, c’est vraiment ce fameux engagement dont je parle depuis tout à l’heure. Et pour moi, l’engagement, c’est tout ce qui m’intéresse, c’est les personnes qui restent plus de 20 secondes sur le site. Donc on va perdre peut-être 60, 70 % de nos chiffres de trafic, puisqu’on a 70 % des personnes qui restaient moins de 10 secondes. Par contre, au niveau des audiences engagées, on a déjà un taux de conversion qui est bien meilleur.

Je fais la même chose pour ce qui est des emails, on parle souvent du clic. On mesure le clic dans un email. On ne va pas regarder, une fois qu’on a quitté l’e-mail, combien de temps on va passer sur la page. Donc, si votre page, elle prend 20 secondes à lire ou 30 secondes, c’est plus intéressant de voir combien de visiteurs restent plus de 30 secondes. Les fameuses persona qu’on a définies plus tôt, on peut les recréer dans Google Analytics.

Il faut savoir que Google n’a que 30 %, c’est une bonne nouvelle, des visiteurs. Ceux qui ont un compte YouTube, Gmail, etc. Selon l’âge des audiences, ce n’est pas super fiable parce qu’il y a moins de chances qu’une personne de plus de 65 ans ait un compte Gmail ou YouTube. Il y a plus de chances que Google n’ait pas l’âge des segments un peu plus âgés.

Former ses équipes à la méthodologie persona

Formez vos équipes

C’est très important de former les équipes à l’accessibilité, pour que les personnes puissent comprendre si vous êtes. Faire du client mystère. Pendant un workshop, vous pouvez aller sur le site d’autres ONG, et dire « à votre avis, pourquoi avec ce mot clé, sont-ils premiers ? Qu’est ce qui est différent ? ».

J’ai un exemple d’une organisation qui ne voulait pas utiliser le mot « bénévole » parce que ça faisait un peu vieillot et donc ils appelaient ça « agir ». Et en fait, très peu de gens vont aller sur un moteur de recherche pour taper « Je veux agir pour une ONG ». Donc, il faut bien penser en utilisant vos persona, à ce que vont chercher les personnes.

Conclusion de la partie 2

En résumé, le succès repose sur plein de communication et beaucoup de partage en interne pour que tout le monde puisse comprendre ce travail qui est fait sur les audiences. Pour ça, il faut vraiment créer des groupes de travail. Le travail que j’ai fait avec Handicap International France, ça a intéressé la Suisse et la Belgique, avec lesquelles j’utilise exactement la même méthodologie. Mais en Belgique, avec une équipe plus réduite, et en Suisse avec deux personnes qui travaillent avec moi. Donc je pense qu’avec toutes ces années à avoir utilisé cette méthodologie sur pas mal d’ONG, ça correspond à toutes tailles d’ONG. C’est vraiment encore une fois plus une question de culture et de mentalité interne que de technologie

Pour rappel, la première étape est : évaluer la culture digitale de son association ou ONG, la maturité. Et donc, voilà toutes les sous-étapes de cette première section.

Pour en savoir plus et lancer un audit de vos audiences, n’hésitez pas à contacter Bertie Bosrédon

Webinaire : Comment définir et comprendre vos audiences ? Partie 1 : Evaluer la culture digitale de son association ou ONG

Webinaire : Comment définir et comprendre vos audiences ? Partie 1 : Evaluer la culture digitale de son association ou ONG

Webinaire : Comment définir et comprendre vos audiences ? Partie 1 : Evaluer la culture digitale de son association ou ONG

Intervenant : Bertie Bosredon, consultant spécialiste du digital pour les ONGs

Contenu du webinaire : Bertie vous présente une méthodologie simple pour faire évoluer le digital dans votre organisation avec des exemples, des templates, des confessions et des réponses à vos questions.

Dans cette 1ère partie : Bertie vous livre sa méthodologie pour évaluer la culture digitale de son association ou ONG.

Organisateur du webinaire : Carisinfo

 

Retrouvez ci-après le transcript de l’intervention de Bertie,
correspondant à son intervention vidéo ci-dessus.

Présentation de Bertie Bosredon, consultant spécialiste du digital pour les ONGs

Présentation de Bertie Bosredon - consultant spécialiste du digital pour les ONGs

Je vais vous présenter la méthodologie typique que j’utilise pour des pour des projets audiences, internes et externes.

J’ai fait des campagnes de collecte. Tout ce que vous pouvez imaginer qu’un consultant digital fait au niveau France. Je travaille beaucoup avec Handicap International, avec la Fédération et la France. Je les accompagne dans leur transformation digitale, dans un projet d’audience. Donc avec leur accord, il y aura quelques exemples de projets que j’ai fait avec eux.

Je travaille en ce moment avec Unicef Autriche et Roumanie. Je les accompagne dans deux projets différents, dont une étude de marché et une stratégie digitale collecte. J’ai démarré récemment un projet au Luxembourg avec ADA asbl sur la microfinance et j’ai d’autres clients encore en Angleterre qui ont décidé de continuer à travailler avec moi, même s’ils sont assez jaloux que je me sois expatrié.

4 étapes à suivre pour définir et comprendre les audiences de votre association ou ONG

4 étapes à suivre pour définir et comprendre les audiences de votre association ou ONG

Cette présentation va donc être sur ce programme : un programme en quatre parties.

  • Evaluer la maturité digitale : cette étape c’est vraiment avant de comprendre les audiences.
  • Définir les audiences : ça a failli être le titre de cette présentation.
  • Passer de « colocataires » à « polyamoureux » : je vous expliquerai, cela aura du sens dans quelques minutes, quand j’arriverai à cette étape-là.
  • Mesurer l’impact : c’est une grosse partie de ce qui manque dans les projets. On ne sait pas trop quoi mesurer et la partie qui manque souvent, c’est aussi ensuite partager les résultats en interne.

Ce sont vraiment les quatre parties d’un projet typique.

Ce que j’ai fait pour cette présentation, c’est que je vais vous donner les étapes et ensuite, je vais vous montrer des exemples de la plupart des étapes.

Une méthodologie précise à suivre pour évaluer la maturité digitale de son association ou ONG

Une méthodologie précise à suivre pour évaluer la maturité digitale de son association ou ONG

Les indispensables avant de démarrer

Ce qui est très important quand on démarre, c’est d’avoir la maturité digitale de votre organisation. Et ça, pour tous les projets, je commence comme ça. Que ce soit un projet où on me demande de « quel CMS on a besoin » ou « de quelle plateforme de dons » ou « on veut une transformation digitale », je démarre par la compréhension du digital au sein des équipes.

Faire un Health Check

J’ai des outils techniques pour faire une revue du site. Ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, puisque souvent ce sont des projets à relativement long terme. Ça peut aller de trois mois à quelques années pour certains clients que j’accompagne encore, mais c’est important de voir les choses qu’on peut améliorer très vite.

Procéder à un Benchmark Client mystère 

Ensuite, faire un “Benchmark Client mystère ». C’est assez clair, mais il se trouve que c’est aussi quelque chose que je remarque, c’est qu’on regarde rarement ce que font nos concurrents ou même on teste rarement notre propre site. On va le tester quand on le lance, quand on met en place une plateforme de dons, on va faire un don. Mais un an plus tard, on ne teste pas régulièrement.

Regarder les stratégies existantes

J’ai besoin d’avoir accès et de regarder les stratégies existantes. C’est simple, c’est que souvent, on me demande de faire une stratégie digitale. Je dois avouer que j’en fais rarement. En tout cas, je n’appelle pas ça une stratégie digitale parce que quand je travaille avec une organisation, ils ont une stratégie. Ils ont une stratégie collecte, une stratégie communication, une stratégie plaidoyer. Ils ont plein de stratégies. Et mon avis, c’est que la dernière chose dont on a besoin, c’est encore une stratégie. Pour moi, souvent avoir une stratégie digitale, c’est avoir un peu comme avoir une stratégie pour réserver une salle de réunion par exemple. Ce que ce que je fais souvent, c’est plus un programme qui va soutenir les stratégies existantes.

Les 3 dernières étapes

  • Je questionne les process et workflow et souvent l’absence de process.
  • Je regarde aussi, évidemment, la technologie : comment les outils s’intègrent et les structures de l’organisation.
  • Je regarde enfin les formations dont ont besoin les équipes.

 

Au niveau de la méthodologie pour évaluer la culture digitale de son association ou ONG, je fais deux choses :

  1. des entretiens individuels
  2. un questionnaire détaillé

Evaluer la culture digitale de son association ou ONG : les questions à poser en interview

Evaluer la culture digitale de son organisation -1 - les questions à poser en interview

Je fais généralement des entretiens individuels et des interviews des équipes. Alors, je ne vais pas vous vendre mon truc de consultant, mais je dois dire que l’avantage d’être consultant externe, c’est que j’arrive à avoir des informations que des staffs ne confieraient pas nécessairement à un collègue.
Pour vous donner, le genre de questions que je pose, c’est :

  • Quelle est la culture digitale de l’organisation ?
  • Si vous souhaitez publier quelque chose sur votre site Internet, sur les réseaux sociaux, comment ça se passe ? Quel est le process ? Qui fait le sign off ? Qui a le dernier mot ?
  • Qui est responsable en interne pour le digital ?
  • Quelles sont vos compétences et de quoi ?
  • De quelles compétences avez-vous besoin ?
  • Quel est votre Challenge sur la technologie et les data ?

J’ai toute une série de questions qui me permettent de comprendre la maturité d’une organisation.

Généralement pour une grosse organisation, si je parle à dix personnes, j’arrive assez vite à faire le tour. Très souvent, je fais des interviews de 30 à 40 personnes parce que si je parle à telle personne de telle équipe, pour des questions de politique interne, je dois aussi parler à d’autres personnes.

Evaluer la culture digitale de son association ou ONG : faire un rapport avec des citations

Evaluer la culture digitale de son organisation - 1 bis - faire un rapport avec des citations

Ensuite, je fais un rapport où j’utilise des citations. Ce qu’on m’a dit, je ne cherche pas à cacher des trucs. Je reflète vraiment ce que j’ai entendu, ce qui est rarement une surprise. Encore une fois, c’est là où le rôle d’un consultant, souvent, c’est de mettre par écrit ou de vous dire ce que vous savez déjà. Mais avec, en tout cas, pour ce qui est des Anglais, un accent français. Et pour ce qui est des organisations françaises, ici, c’est mettre par écrit ce qu’ils savent déjà.

Evaluer la culture digitale de son association ou ONG : lancer un questionnaire pour toucher plus de monde

Evaluer la culture digitale de son organisation - 2 - lancer un questionnaire pour toucher plus de monde

J’accompagne ça très souvent d’un questionnaire pour avoir un peu plus de personnes avec des questions qui vont être plus précies. Bon, là, je ne vais pas tout détailler. J’ai juste quelques exemples.

Un exemple intéressant, c’est quand je demande est-ce qu’ils sont au courant de leurs audiences cibles. Là, c’est un projet typique. Ça ne va pas être la même chose pour toutes les organisations. Mais vous voyez que sur cet exemple, il y a quand même un pourcentage, presque 30% des staffs qui ne sont pas trop au courant de leur audience. Et à côté, c’est « est-ce que vous savez les audiences que les équipes communication digitale vont cibler » ? Là c’est un exemple pour lequel il y avait effectivement besoin de beaucoup de communication interne. C’est pour ça que je vous parlais dès le début des audiences externes et des audiences internes, parce que les audiences internes ne sont pas nécessairement au courant de ce que fait l’équipe digitale.

Et puis l’autre exemple que j’ai là, c’est un questionnaire où simplement je pose des questions sur les compétences. C’est un questionnaire assez long. L’exemple, là, c’est les compétences. Typiquement : « Est-ce que vous sentez assez compétent pour écrire pour le web ? ». Et comme vous voyez ici la réponse : « Je suis expert ou j’ai beaucoup de compétences ». Mais un peu plus loin, j’ai une autre question qui est « écrire pour les moteurs de recherche » où là, on a moins de compétences.

J’imagine qu’il y a beaucoup de personnes différentes qui vont regarder ce webinaire, mais vous savez très bien que la majorité de notre trafic vient des moteurs de recherche. Donc si vous ne savez pas préparer votre contenu pour les moteurs de recherche, vous ne pouvez pas dire que vous ayez toutes les compétences nécessaires pour écrire pour le web. Donc, j’essaye aussi d’avoir un questionnaire un peu plus précis.

Si je vous parle un peu de cet exemple là, c’est que j’ai aussi fait des échelles de notation de 0 à 10 sur « L’importance du digital ». Pour ce projet particulier, l’équipe digitale a versé quelques larmes quand ils ont vu que le score en interne des staffs sur l’importance du digital.

Evaluer la culture digitale de son association ou ONG : évaluer son dispositif digital

Evaluer la culture digitale de son organisation - évaluer son dispositif digital

Là on est dans la partie Health Check.

J’utilise un outil d’audit du site Je ne vais pas détailler tout ce qui se passe dans cet outil, mais on voit l’âge moyen de lecture, les fautes de grammaire, les fautes d’orthographe. Ça marche dans plusieurs langues.
On voit aussi tout ce qui est SEO, donc positionnement dans les moteurs de recherche. Aussi on peut voir les concurrents. Généralement, on ne les appelle pas des concurrents, mais c’est ce qu’ils sont en réalité.

Et surtout une grosse partie accessibilité. On a toutes les guidelines “accessibilité » et on voit les problèmes d’accessibilité sur le site.

Je fais aussi un audit Google Analytics. Et souvent, il y a des soucis, mais c’est assez incroyable. Encore une fois, projet typique où on voit que la monnaie est restée en dollar, elle n’est pas en euro.

Donc ça permet, cette première partie, avant de démarrer le projet, d’améliorer ce qui doit être amélioré pour plus tard, pouvoir avoir des statistiques ou du reporting correct.

Evaluer la culture digitale de son association ou ONG : tester les parcours utilisateur sur son site et sur les sites des concurrents

Evaluer la culture digitale de son organisation - tester les parcours utilisateur sur son site et sur les sites des concurrents

Ensuite, je teste les parcours utilisateur sur le site du client et sur les sites des concurrents.
Juste pour regarder, par exemple, les montants qui sont demandés sur la plupart des sites. Combien il y a d’étapes pour donner. Et puis les tendances. C’est comme ça que j’ai vu qu’il y a certains sites où on commence par le montant le plus élevé, par exemple.

Evaluer la culture digitale de son association ou ONG : détailler les process et définir l’utilisation de ses données

Evaluer la culture digitale de son organisation - détailler les process et définir l’utilisation de ses données

Je n’utilise pas que le digital. J’utilise aussi le papier pour des workshop, pour détailler les process et puis poser des questions sur les données, comment les données sont utilisées. C’est intéressant parce qu’on parle beaucoup, beaucoup de CRM. J’ai donc beaucoup d’ONG que j’accompagne qui veulent passer sur un CRM. Et ce que je vois, c’est que le passage au CRM, ce n’est pas que ce n’est pas la chose à faire, mais au niveau de la mentalité, on reste vraiment dans une mentalité de base de données, de collecte de données. Et donc, il y a à mon avis, un énorme travail de culture interne pour avoir une mentalité CRM.

Evaluer la culture digitale de son association ou ONG : monter un programme de formation interne

Evaluer la culture digitale de son organisation - monter un programme de formation interne

Le dernier exemple de cette première partie, c’est qu’une fois que j’ai toutes ces toutes ces informations sur les compétences, je monte un petit programme, un plan de formation interne. Alors on a toujours ce rêve que j’entends souvent pour les ONG. On veut que tout le monde soit digital. Ce n’est évidemment pas possible. En fait, ce que j’ai mis en place depuis plusieurs années, qui semble marcher, c’est plutôt une sorte de pyramide inversée où on veut un pourcentage, généralement pour ne pas être trop ambitieux, on va dire 90% des staffs qui soient juste au courant des outils qu’on utilise. Et ça, c’est une question généralement que je pose dans le questionnaire : « Pouvez-vous m’indiquer ou deviner le trafic mensuel sur votre site et combien vous avez récolté l’année dernière ? ».

Je vous avoue que pour l’instant, j’ai rarement eu un projet où les données étaient vraiment connues. Donc, quand on ne travaille pas à distance, qu’on est dans l’organisation, on sait surement qui est la personne responsable pour les premiers soins. On sait en cas d’incendie ou en cas d’alarme incendie, où se réunir à l’extérieur. Et moi, je trouve ça incroyable que la majorité des staffs ne soient pas au courant du trafic ou de combien est récolté sur le site. Généralement, c’est sous-estimé.

 Le programme de formation touche donc généralement plus autour de comprendre ce qu’on fait. Et puis ensuite, en fonction des équipes, on va avoir des personnes qui vont contribuer au contenu. Des personnes qui vont pouvoir publier le contenu. Et ce qu’il ne faut pas oublier, c’est aussi les experts, les responsables digitaux des organisations qui doivent aussi continuer de se former et d’apprendre. Donc, j’aurai des exemples un peu plus tard de programmes de formation. Je ne vais pas les détailler, mais ça va de « Comment utiliser les moteurs de recherche », alors ça paraît bizarre, mais souvent, on n’utilise pas toutes les possibilités, à « Comment utiliser Twitter » pour les directeurs.

Conclusion de la partie 1 et annonce de la partie 2

Donc voilà, c’est la première étape : évaluer la culture digitale de son association ou ONG, la maturité. Et donc, voilà toutes les sous-étapes de cette première section.

Dans la prochaine section, retranscrite en vidéo et par écrit également, nous verrons comment définir et comprendre vos audiences. Notamment, nous nous concentrerons sur comment utiliser les persona pour créer des parcours de don.

Pour en savoir plus et lancer un audit de vos audiences, n’hésitez pas à contacter Bertie Bosrédon

8,5 milliards d’euros : c’est le montant de la générosité des français en 2019 !

8,5 milliards d’euros : c’est le montant de la générosité des français en 2019 !

8,5 milliards d’euros : c’est le montant de la générosité des français en 2019 !

Le 23 septembre 2021, l’Observatoire de la Philanthropie – Fondation de France, en collaboration avec Daniel Bruneau, a publié la 2ème édition du « Panorama national des générosités ».

Cette étude mesure, analyse et présente de manière complète les différentes formes de générosité en France. C’est pourquoi, en tant qu’acteur clé de la collecte de fonds digitale, GiveXpert a participé à cette édition 2021 du Panorama. L’objectif : offrir la vision la plus juste de la générosité en France, notamment sur la collecte de dons en ligne. Ainsi, nous avons partagé les résultats anonymisés de l’ensemble des fonds levés à travers notre application de collecte.

Les données partagées par l’ensemble des acteurs contributeurs (1) font ressortir que la générosité en France est répartie comme suit :

  • 59% des dons proviennent des particuliers, pour 5 milliards d’euros
  • 41% sont issus des entreprises, pour 3,5 milliards d’euros
Synthese panorama des generosites 2021

fondationdefrance.org

Nous vous partageons plus en détails 2 tendances observées.

Le montant global des dons augmentent avec des donateurs plus généreux

Le montant des dons déclarés au titre de l’impôt sur le revenu par les particuliers a augmenté de 5% entre 2015 et 2019. Une croissance qui représente presque 3 milliards d’euros collectés pour les organisations caritatives. Pourtant, depuis 2015, le nombre de foyers déclarant des dons au titre de l’impôt sur le revenu et sur la fortune connaît une baisse continue : 4,9 millions de foyers fiscaux ont déduit des dons en 2019 contre 5,7 millions en 2015. Cette baisse s’est notamment accrue suite au passage de l’ISF à l’IFI en 2018. Cela signifie que la croissance du montant global des dons a été portée par des donateurs plus généreux. Le don moyen est en effet passé de 450 euros en 2015 à 560 euros en 2019.

En proportion, les donateurs âgés de plus de 70 ans sont plus nombreux (32 %) que les moins de 40 ans. Cependant, avec la diversification des formes d’engagement, les jeunes ont de plus en plus les moyens d’exprimer leur générosité. S’associer à la communauté des joueurs de jeux vidéo en ligne, dons par QR Code, crowdfunding, ces nouvelles modalités de collecte se développent et ont un point commun : le digital, en s’appuyant sur des collectes en ligne.

Les collectes en ligne diversifient les levées de fonds et touchent de nouveaux donateurs

La collecte de dons en ligne : un potentiel énorme à exploiter

De manière flagrante, la collecte de dons en ligne est en pleine expansion. 56 associations et fondations membres de France Générosités ont enregistré une progression exceptionnelle de 13,7 % de dons entre 2019 et 2020. La crise sanitaire de 2020 a ainsi conforté l’utilisation d’Internet comme canal de collecte pour recevoir des dons. A titre d’exemple, 50 millions d’euros de dons ont été collecté via le logiciel GiveXpert en 2020.

Cependant, selon le panorama national des générosités, les organismes sans but lucratif proposent encore de manière prépondérante les moyens traditionnels de collecte de fonds, comme le publipostage, les quêtes ou la collecte de rue. Or, si ces méthodes fonctionnent toujours très bien auprès d’une frange de la population, elles ne répondent pas toujours aux attentes des nouveaux donateurs.

La diversification des moyens de collecte pour répondre aux attentes des nouveaux donateurs

Ainsi, lors du premier confinement de nombreux citoyens ont lancé leurs propres cagnottes en ligne pour soutenir les victimes de la crise et les soignants. C’est donc une opportunité pour les organismes d’intérêt général d’insuffler des appels aux dons à travers des pages personnelles de collecte. Pour cela, les modules de collecte en peer-to-peer (P2P) sont redoutablement efficaces.

D’autant que selon le Baromètre de la philanthropie 2021 (3), le montant des dons collectés sur les plateformes de financement participatif a été multiplié par 2,5, portant le montant total à 218,5 millions d’euros pendant la première année de la pandémie. Une mobilisation inédite qui s’inscrit dans la tendance de fonds du recours croissant au crowdfunding : +58% entre 2015 et 2019, pour un montant total collecté de 79,6 millions d’euros en 2019.

« L’état des lieux dressé par ce panorama est très positif. »

« Cet état des lieux souligne l’importance de la générosité en France . Il s’agit d’un signe fort et encourageant pour notre société et témoigne aussi de la reconnaissance de l’action menée par le secteur des associations et des fondations. »

Axelle Davezac

Directrice Générale de la Fondation de France

🙌 Alors ensemble, continuons à développer les générosités auprès de l’ensemble des Français.

L’intégralité de l’étude est téléchargeable sur fondationdefrance.org/panorama2021

(1) Étude réalisée en partenariat avec l’Admical, l’Association française des Fundraisers, le Centre d’Etude et de Recherche sur la Philanthropie; le Centre Français des Fondations, Don en Confiance, France Générosités, l’Institut des Dirigeants d’Associations et Fondations et l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire.

(2) Cf. : Appel à la générosité sur les sites web des associations – ISOSKELE disponible sur https://www.francegenerosites.org/ressources/appel-a-la-generosite-sur-les-sites-web-des-associations-isoskele/

(3) Cf. : le Baromètre de la philanthropie de la Fondation de France – édition 2021 disponible sur fondationdefrance.org/fr/barometre-annuel-de-la-philanthropie-2021